Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Les revoltes de la loubia par Moncef Wafi

Publié par The Algerian Speaker sur 4 Janvier 2014, 14:41pm

Catégories : #CHI IDDAHAKK ou CHI IBBEKKI

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Les prévisions faites en novembre dernier par la majorité des grossistes de Guéde Constantine sur l'augmentation des prix des produits de première nécessité, durant les prochains mois, viennent de se concrétiser au grand dam des Algériens. Légumes secs, lait en poudre, laits infantiles, yaourts, entre autres articles, ont connu une hausse inexpliquée en ce début du nouvel an suggérant aux observateurs un début 2014 extrêmement sensible à négocier.

Ces produits de large consommation, en affichant une mercuriale à la hausse, semblent être une conséquence directe de la perte de valeur du dinar sur les prix des produits de première nécessité importés. Mais pas seulement. Relativement épargnés par un ramadhan «clément» où l'offre a primé sur la demande, l'augmentation des prix de produits dits de base ne répond, en fait, à aucune logique commerciale si ce n'est à des dérèglements du marché intérieur orchestrés par un puissant réseau d'intermédiaires et de spéculateurs devenus, à force d'inertie et de laisser-aller des décideurs, les véritables baromètres de la mercuriale nationale. Si ces prix sont imposés en amont, la responsabilité des grossistes et des détaillants n'est pas à exclure puisqu'ils ont la fâcheuse manie de répercuter ces augmentations sur leurs anciens stocks. Une pratique malhonnête, pour ne pas dire illégale, qui contribue grandement à ajouter de l'huile sur le feu et acculer un peu plus l'Algérien moyen dans l'impasse sociale.

Si pour certains produits la hausse est prévisible et annoncée, comme c'est le cas pour les pommes de terre, cette subite, quoique attendue, augmentation des prix de produits de large consommation risque de ne pas passer. Déjà fortement déçu par la décision du gouvernement à ne pas augmenter les allocations touristiques, le citoyen lambda accueillera certainement ces hausses avec un sentiment d'injustice mêlé à une autre preuve de l'incapacité de ce même gouvernement à le protéger face à cette maffia de la bouffe. L'autre conséquence, ailleurs que sur le pouvoir d'achat qui s'érode chaque jour un peu plus, est de voir ce mécontentement général instrumentalisé et étalé sur la voie publique. L'année dernière, et pratiquement à cette époque, l'annonce de l'augmentation des prix de l'huile et du sucre a mis le feu à la rue et des émeutes ont éclaté dans nombre de villes algériennes mettant en péril jusqu'à la stabilité du pouvoir dans le pays. C'est dire que pareil scénario risque de se répéter en présence des mêmes ingrédients.

L'incapacité chronique de l'autorité compétente à juguler un phénomène prévisible, qui perdure depuis des années, pose beaucoup de questions sur la compétence des responsables en charge de cet épineux dossier. Comment se fait-il que depuis toutes ces années on n'a enregistré aucun résultat probant dans la lutte contre la spéculation en Algérie ? Les points d'interrogation restent en suspens et à chaque augmentation injustifiée d'un produit de large consommation, c'est la rue qui s'ébroue un peu plus. De là à ce qu'on assiste à une nouvelle révolte populaire du «pain», la frontière est ténue et parfois elle ne tient qu'à une poignée de dinars en plus ou en moins.







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